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| Affaire Port sec de Tori: les dessous des limogeages en cascades par Boni Yayi |
| Écrit par Marc David Molli |
| Jeudi, 13 Septembre 2012 19:48 |
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Enfin, la moralisation de la vie publique semble prendre corps sous la refondation. En 48 heures, le Chef de l’Etat a frappé fort en limogeant le secrétaire général de la présidence, le directeur général du port autonome de Cotonou et le directeur de cabinet du ministre de l’économie maritime et des infrastructures portuaires par ailleurs président du conseil d’administration du port de Cotonou pour fait de corruption dans le cadre de la construction du port de sec de Tori-Bossito. Tout est parti du piétinement des travaux du chantier de construction de ce port sec de Tori, dont la première pierre a été posée par le Président Boni Yayi décembre 2011, pour déboucher sur la vague de limogeages au sommet de l’Etat. Après plus de dix mois, le chantier n’a pas avancé. C’est ainsi que les langues ont commencé à se délier sur les deals contre-natures autour de ce chantier public. Le week-end écoulé, c’est d’abord le coup de gueule du mouvement des jeunes de la commune de Tori-Bossito, au détour d’un meeting de soutien au Chef de l’Etat, qui a fustigé le blocage du projet par les cadres tapis dans l’entourage du premier magistrat. Il a fallu ce coup de gueule pour que le Président Boni Yayi cherche à comprendre un peu plus. C’est ainsi qu’il a reçu en audience le promoteur du port sec de Tori. Ce dernier n’a pas hésité à dénoncer le secrétaire général de la présidence, Edouard Ouin-Ouro, à qui il reproche la perception d’une importante somme d’argent sous-forme de pots de vin pour motiver des cadres afin d’accélérer le dossier au sein de l’administration. Images vidéo à l’appui, le promoteur du port sec de Tori a prouvé ses allégations. Interpellé pour confrontation des faits, Edouard Ouin-Ouro n’a pas pu prouver son innocence. Mieux, les auditions initiées sur le sujet par le Président Boni Yayi ont permis de comprendre que le secrétaire général de la présidence n’est pas seul dans le coup. C’est ainsi que les noms de Joseph Ahanhanzo, directeur général du port autonome de Cotonou, Ishola Bio Sawé, directeur de cabinet du ministère de l’économie maritime et des infrastructures portuaires ont été cités. Les investigations entreprises par le Président de la République ont établis l’implication de ces personnalités dans cette affaire de corruption. Voilà pourquoi, elles ont été relevées de leurs fonctions en conseil des ministres. Outre ces personnalités, le doigt accusateur pointe sur Désiré Kotchoni, majordome du Chef de l’Etat et d’autres personnalités importantes proches du Président Boni Yayi. Les sanctions de ces derniers sont en vue dans la mesure où les enquêtes sont diligentées pour élucider leur implication dans cette affaire. Mais Boni Yayi peut-il aller jusqu’au bout dans cette histoire de pots de vin liée à la construction du port sec de Tori? |
