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Focus
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- Conseil des ministres du 13 mai 2013: les entreprises publiques bientôt auditées
- Admission à la retraite : le ministère des affaires étrangères se vide
- Assises du CAMES : une affaire de plagiat scientifique à trancher
- Construction de barrage hydroélectrique : De graves menaces insoupçonnées
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Message
- Erreur
| Formation du nouveau gouvernement: la raison du blocage du remaniement |
| Écrit par Marc David Molli |
| Mardi, 04 Septembre 2012 12:01 |
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Vraisemblablement, il n’aura pas de remaniement ministériel avant la tenue du prochain sommet de la francophonie, prévu pour Octobre 2012 à Kinshasha. En tout cas, le silence observé du côté du Palais de la Marina de Cotonou sur la publication de la nouvelle équipe gouvernementale n’est pas un hasard. Le PRD est entrain de réussir ainsi stratégiquement à s’imposer à Boni Yayi. Pour éviter d’acheter un poisson dans l’eau, à propos des ambitions de Me Adrien Houngbédji pour le secrétariat général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), le PRD joue gros dans le processus de formation du nouveau gouvernement. Objectif est d’amener le Chef de l’Etat à tenir sa promesse vis-à-vis de Me Adrien Houngbédji, celle d’œuvrer pour sa nomination à la tête de l’OIF en remplacement du Président Abdou Diouf en fin de mandat. En fait, le PRD tient à voir se traduire dans les actes cettepromesse avant de se situer définitivement sur son entrée au gouvernement. Cette position met le PRD en position de force vis-à-vis du régime en place puisque, depuis quelques mois, un conseiller politique de Boni Yayi rencontre presque hebdomadairement Me Adrien Houngbédji. D’ailleurs, la participation de plusieurs membres de la majorité présidentielle à l’université de vacances du PRD organisée à Cotonou, les 1er et 02 septembre 2012 montre bien que les pourparlers entre cette formation politique et le pouvoir continuent. Mais le régime Yayi a-t-il réellement la marge de manœuvre pour hisser Me Adrien Houngbédji au sommet de l’OIF? Tout le débat se situe à ce niveau quand on sait que le nouveau régime français est de la gauche, c’est-à-dire socialiste. En fait, les affinités politiques de Bruno Amoussou avec le nouveau locataire de l’Elysée constituent une source d’inquiétude quant à l’exploit diplomatique du régime Yayi concernant le secrétariat général de l’OIF. C’est pourquoi le leader charismatique du PRD n’est pas dans la perspective de délivrer un chèque en blanc à Boni Yayi par rapport à ce poste à l’international qu’on lui miroite. Du coup, cette stratégie de Me Houngbédji et ses partisans retarde la composition finale de la nouvelle équipe gouvernementale. |
Le nouveau gouvernement continue de se faire attendre malgré les supputations. Mais à y voir de près, c’est la stratégie du Parti du renouveau démocratique (PRD) qui bloque le Chef de l’Etat, Boni Yayi.